Les parcours des rescapés sont variés, marqués par des réalités complexes et des raisons de départ multiples. Dans leurs pays d’origine, ils font souvent face à des inégalités profondes et des risques élevés. Leur décision de partir découle de facteurs complexes, comme le contexte politique, socioéconomique ou sécuritaire, ainsi que de leur situation familiale.
Pour certains, fuir est une question de survie face à la guerre, aux persécutions ou à la violence. D’autres n’ont eu d’autre choix que de partir pour trouver un emploi et soutenir leur famille, tandis que certains cherchent une éducation ou simplement un avenir meilleur.

Je suis une femme avec son fils qui a 10 ans. Nous sommes en France depuis 6 ans.
Quand je suis venue en France, je ne savais pas du tout parler français.
J’ai pris des cours de français pendant 6 ans et maintenant j’ai les diplômes A2, B1.
Je continue d’apprendre le français et je parle de mieux en mieux.
Je travaille en CESU comme femme de ménage. J’aimerais travailler comme coiffeuse,
mais comme je n’ai pas de carte de séjour, je ne peux pas faire une formation.
J’ai aussi la possibilité de travailler dans un restaurant à côté de chez moi,
mais la personne a besoin d’un titre de séjour pour m’embaucher.
Je suis très inquiète parce que la préfecture ne me donne pas de rendez-vous.
Je voudrais vraiment avoir mon titre de séjour pour rester en France,
car nous sommes bien intégrés avec mon fils qui travaille bien à l’école.

Je souhaite partager avec vous l’énorme soutien que notre famille a reçu de l’Association AMILP. Lorsque notre demande d’asile a été refusée, nous avons été confrontés à une situation extrêmement difficile. Sans abri, sans ressources et confrontés à une obligation de quitter le territoire français (OQTF), nous étions désespérés.
L’association nous accueilli, nous a offert un abri, une aide financière essentielle et a grandement facilité nos démarches administratives. Elle nous a accompagné aux divers rendez-vous, engagé un avocat pour renforcer notre dossier et à multiplier nos chances de succès. En outre, l’AMILP a joué un rôle crucial dans notre intégration en France, notamment en organisant des cours de Français Langue Étrangère (FLE) pour ma mère.
Grâce au soutien indéfectible de l’AMILP, nous avons pu obtenir un titre de séjour. Aujourd’hui, nous sommes intégrés, autonomes, et chacun de nous travaille. Nous vivons pleinement et avec gratitude.
Ma famille et moi-même ne saurions jamais assez remercier l’association AMILP pour sa confiance et son soutien. J’espère sincèrement que des associations comme l’AMILP se multiplieront pour aider d’autres familles dans des situations similaires.

« Grâce au soutien inestimable de nos professeurs de FLE, Hasmik a réussi un véritable exploit. Elle est arrivée ici il y a plus de cinq ans sans connaître l’alphabet latin, et aujourd’hui, elle nous offre un texte manuscrit appliqué, témoin de son parcours exceptionnel. Ce chemin d’apprentissage n’a pas été facile, et malgré sa discrétion – due à un passé difficile marqué par la perte de son mari dans des circonstances violentes – Hasmik a trouvé la force de s’exprimer, même au travers d’un enregistrement sur WhatsApp. Elle représente une résilience inspirante pour nous tous. »

« Méry est une battante au quotidien. Elle parle vite et fait parfois quelques fautes, mais c’est parce qu’elle n’a jamais une minute à elle. Avec un mari travaillant à Marseille et deux jeunes enfants – une fille en primaire et un fils de trois ans atteint de trisomie 21 –, elle jongle entre les démarches administratives et les responsabilités familiales. Malgré ces défis, elle s’efforce d’apprendre le français et de progresser. Son énergie et son courage impressionnent tout le monde. »

« Lusiné rencontre des difficultés avec la langue, ne parle pas toujours correctement et n’écrit pas encore. Elle assiste sans grand enthousiasme aux cours de FLE à Craponne, et malgré la disponibilité de Muriel, qui enseigne à domicile, Lusiné n’a jamais le temps d’y assister. Son fils, Tigran, en seconde à Branly, reste très lié à ses amis d’origine arménienne et russe. Bien que Tigran ait refusé de redoubler au collège, il avance à son rythme. Le chemin est encore long pour Lusiné, mais elle continue à persévérer. »

« Nos trois amies ukrainiennes tracent maintenant leur parcours à Lyon. Elles suivent des études supérieures (IAE, université) et avancent avec détermination. Pour l’une d’elles, la vie a pris un tournant heureux avec la naissance d’une petite fille, âgée de deux mois. Leur histoire, entre résilience et adaptation, nous montre une belle force d’intégration et un amour indéfectible pour leur famille et leurs projets d’avenir.»

« Dimanche dernier, nous avons accueilli une famille gréco-albanaise pour un déjeuner. Ils se sont intégrés par le travail, ayant appris le français en exerçant leurs métiers. Le mari, arrivé en France avant sa femme et leurs deux enfants, est conducteur de transport, tandis qu’elle travaille comme femme de ménage. Leurs enfants, en CM1 et en 5ème, suivent leur scolarité avec assiduité. Leur volonté de s’intégrer et leur engagement au travail témoignent de leur détermination à construire une nouvelle vie ici. »

Maladho a quitté la Guinée en 2018, après la mort de son mari. Elle a traversé la Méditerranée seule pour arriver en France, où elle a fait venir ses trois enfants. Tous sont en situation régulière. Après une formation en cuisine au sein de l’école du chef Thierry Marx, elle travaille pour la mairie de Villemomble (Seine-Saint-Denis) et habite un petit appartement fourni par une association
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source : France info

« Dimanche dernier, nous avons accueilli une famille gréco-albanaise pour un déjeuner. Ils se sont intégrés par le travail, ayant appris le français en exerçant leurs métiers. Le mari, arrivé en France avant sa femme et leurs deux enfants, est conducteur de transport, tandis qu’elle travaille comme femme de ménage. Leurs enfants, en CM1 et en 5ème, suivent leur scolarité avec assiduité. Leur volonté de s’intégrer et leur engagement au travail témoignent de leur détermination à construire une nouvelle vie ici. »

Parcours de la famille M. : exemple d’une réussite, sauf… !
La famille M. est arrivée d’Albanie en juin 2019 avec trois filles de 12 ans, 7 ans, et 6 mois. Une quatrième fille est née en France en 2021.
 L’une d’elle avait été longuement hospitalisé en Albanie pour des problèmes rénaux et des crises d’épilepsie. Sa sœur nécessitait aussi un suivi rénal. Devant le manque de pédiatres et le coût et l’éloignement des soins (nombreux dessous de table à verser), Mr et Mme M ont décidé de venir en France où un frère de monsieur résidait déjà . Monsieur avait quelques notions de français, Madame aucune.
Après être restés une semaine chez son frère, puis dans un squat, Médecins du Monde les orientait la famille vers la PMI qui les a fait hébergés quelques nuits dans un hôtel du centre de Lyon ; ils ont obtenu une place au CADA de Saint Genis Laval fin juillet 2019.
Ils ont fait une demande l’asile pour laquelle ils ont été déboutés par l’OFPRA, puis par la CNDA. Ils ont dû quitter le CADA et ont alors été hébergés par l’association ANIMA de Saint Genis en novembre 2020.
Ayant déposé parallèlement à leur demande d’asile une demande de titre de séjour « vie privée, vie familiale » pour raisons de santé, une autorisation de séjour leur a été accordée par la préfecture, avec autorisation de travailler.  La Maman étant enceinte, il lui était difficile de chercher un emploi, mais son mari a pu être embauché dans une entreprise de blanchisserie. Madame M a suivi des cours intensifs de français auprès d’associations locales. L’autorisation de séjour a été prolongée de 6 mois en 6 mois, et ils ont pu accéder à un appartement avec Alynéa en décembre 2022.
 Mais une OQTF est tombée début 2023 !!! Monsieur M., en CDI et donnant entière satisfaction, a perdu son travail. Madame s’était inscrite dans une formation d’auxiliaire de vie, mais n’a pas pu passer le diplôme faute de papiers.
La famille a pu rester dans l’appartement d’Alynéa. Malgré le découragement, Mr s’est investi dans le bénévolat auprès d’Alynéa, du secours populaire, du secours catholique ainsi qu’au festival Lumière. Il s’est aussi investi au centre social (ateliers cuisine) et jardin partagé. Il est toujours prêt à donner un coup de main. Madame s’est inscrite au CAP petite enfance qu’elle a brillamment réussi ; elle fait également de nombreuses heures de ménage. Tous les deux ont réussi le Delf B1.
Une de leur fille est en première année de médecine et a obtenu une carte de séjour pluriannuelle. Une autre, très investie dans sa scolarité, est en cinquième. Enfin la troisième et la quatrième sont encore en maternelle. Bien surveillées sur le plan médical, leur santé est stabilisée ; elles bénéficient d’un suivi régulier. Mr et Mme M ont toujours eu à cœur de faire participer leurs filles aux loisirs proposés. La famille est très bien intégrée dans le quartier.
Compte tenu de l’insertion de leurs filles, ils ne peuvent envisager un retour en Albanie. Une seule chose manque aux parents : un titre de séjour leur permettant de travailler et vivre dignement sans dépendre des associations caritatives !
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Soumettez nous votre histoire, votre parcours, vos rencontres! Démontrez qu’un autre récit est possible. Démontez les arguments anti-exilés, anti-migrants, anti-sans-papiers… Vous n’êtes pas que des chiffres, des statistiques, des numéros de dossiers… Vos vies d’hommes et de femmes comptent !